Les Ombres noires

Des formes sombres planaient au-dessus des chamanes. Elles découpaient le ciel d’un vol léger, silencieuses, majestueuses dans leur envergure de quatre mètres. Les Toltèques donnèrent à ces êtres inorganiques, le nom d’Ombres noires.

Les Ombres noires semblaient maîtriser la navigation aérienne, affranchies des lois de la physique. Combien étaient-elles ? Comment communiquer avec elles ? Étaient-elles amicales ou dangereuses ?

Cette découverte était devenue l’unique sujet de préoccupation des chamanes. La population, indifférente, vaquait à ses affaires. Certaines Ombres noires restaient suspendues dans les airs, en vol stationnaire, puis plongeaient soudainement pour atterrir lourdement et maladroitement sur le sol, déclenchant des fous rires. Pourtant, les chamanes avaient l’intuition d’un grand péril. Dans un ciel bleu jusqu’alors tranquille, les Ombres noires se précipitaient de plus en plus nombreuses, dans une danse macabre. Les Toltèques commençaient à redouter la suite des évènements. Bientôt, les Ombres noires fondant littéralement sur les gens, les étreignaient, sans qu’aucun d’eux ne remarquât leur présence. Les chamanes voyaient que l’émanation colorée qui flottait autour du corps de la personne victime devenait plus incandescente, puis soudainement plus terne. À la faveur d’une transe, un chamane eu une vision : « les Ombres noires nous aiment comme nous aimons nos animaux de ferme ! » . « Nous ne sommes qu’une source de subsistance, du bétail pressuré pour en extraire le fluide vital et le dévorer » . « Les Ombres noires ne sont que les éclaireurs d’une force incommensurable; un Prédateur ».

La certitude de son infortune était brusquement apparue à la population. L’être humain, lorsqu’il est énervé, stressé, anxieux, ou soumis à de fortes tensions, devient terriblement vulnérable. Il attire les Ombres noires qui semblent invincibles, comme un miroir aux alouettes. Les chamanes comprirent que la source de la vulnérabilité résidait dans le système de croyances, lequel non seulement infecte l’esprit, mais entretient la maladie, enracinant l’implant profondément. Leurs croyances étaient la source de leur stress, lequel attirait inéluctablement les Ombres noires.

Pour se libérer de la domination du Prédateur, les Toltèques commencèrent un travail de récapitulation. Ainsi, en passant en revue leurs croyances, ils pouvaient échanger celles qu’ils estimaient fausses ou trompeuses, imposées, à leur insu, depuis leur naissance par le Prédateur. Le plan était simple : se débarrasser des croyances néfastes qui nourrissent le Prédateur tout en favorisant celles qui donnent suffisamment de pouvoir pour déraciner l’implant.

Les Toltèques aperçurent dans leur ciel sombre, une lueur d’espoir. Le Prédateur avait une faiblesse : la peur de manquer de nourriture. Les Toltèques n’avaient pas le pouvoir de tuer le Prédateur mais ils pouvaient lui échapper en ayant de la discipline.

La décision fut prise de changer radicalement d’attitude pour rendre leur conscience, lumineuse. Le temps était venu de rallumer le flambeau de la vie. Les chamanes avaient compris que l’influence grandissante du Prédateur incitait les êtres humains à refouler la bonté qui les animait naturellement. Le comportement individualiste et égocentrique des gens attirait les Ombres noires. L’amabilité cédait la place au mépris. Pour se rassurer, les Toltèques avaient tissé autour d’eux un épais brouillard si dense qu’ils ne voyaient plus les autres. Ce bouclier émotionnel qui les isolait du monde, leur donnait l’illusion d’être protégés mais, ironiquement, ne les protégeaient pas des Ombres noires.

Les chamanes partagèrent leur Connaissance…et dispensèrent leurs soins…

Légende initiatique Toltèque racontée par Carlos Castaneda

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L’observateur est créateur

Une des lois de la science quantique est que l’observateur crée ce qu’il observe et devient ainsi, créateur.

Le champ quantique et l’inconscient empruntent les mêmes lois : il y a ce qui s’observe, le visible et ce qui échappe par nature à l’observation ; l’invisible.

Dans le Rêve Éveillé Libre, le quantum, particule indivisible, illustre merveilleusement la polarité entre ce qui va être porté à la conscience (visible) et la spontanéité de l’énergie générée par le symbole (invisible).

Le symbole se fait alors multitude de possibilités pour cheminer vers l’individuation.

Je rappelle que le quantum s’organise de lui-même de façon vibratoire, aléatoire et reste indissociable. Il dispose de son propre libre-arbitre. Une partie de lui est manifestée par l’observation en même temps que l’autre partie de lui poursuit son chemin.

Voici la fameuse holomatière : une partie due à notre vécu, notre légende transgénérationnelle ; ou exo-causal, et une partie libre de créer ; l’endo-causal. Le tout relié à l’ur-causalité ; un illimité qui s’auto-décide.

Où est AQ-REL® dans tout ça ?

L’intention du patient conscientisée et exprimée par lui (exo-causal) influence le psycho analyste et oriente l’endo-causal de ce dernier dans une recherche d’in-form-ations adaptées au patient : c’est un transfert qui s’opère à l’insu des deux parties.

L’intention du patient émane d’une conscience de vie et peut s’exprimer dans le rêve par des cercles concentriques. Elle s’est enrichie d’une mémoire du passé et d’un présent émotionnel. Parfois cet exo-causal a pris tellement de place qu’il est devenu sur-exo et enferme dans la souffrance. Toute l’énergie de vie est alors utilisée à nourrir les obsessions, les blessures, les phobies , les angoisses, les pathologies…Le symbole « les cercles concentriques » appelle une guérison, une liberté de création présentent dans l’endo-causal de l’accompagnant .

Et aussi le symbole « l’autre monde » : au-delà du seuil se tiennent les valeurs qui s’opposent à celles que la conscience avait admise…vers davantage de naturel…Devant l’autre monde, l’être se sent tout à coup porté vers un devenir aux horizons illimités, dans un espace où chaque valeur s’enrichit de son contraire et réciproquement » (Georges Romey).

L’accompagnant s’offre en « relai » de vivance ; potentiel de créativité et de reliance ; espace collectif où nous sommes tous reliés, pour une réactualisation d’être au mieux et plus si besoin. Faire l’expérience AQ-REL® c’est augmenter le dialogue corps-esprit-âme. Le patient se présente coincé dans son exo-causal. Le psycho analyste propose son potentiel endo-causal créateur, quanta messagers thérapeutiques.

La conscience s’amplifie de potentiels, multiplie les synapses dans le cerveau et de nouvelles connexions sont disponibles pour adapter ce que je suis à ce que j’agis.

Le voyage se déroule dans un vide où le conscient ne s’aventure pas. Le champ libre, l’inconscient saupoudre des symboles en un scénario époustouflant dans lequel un référent de guérison s’offre à être vu : l’ur-causalité. L’observateur, dans son rêve, a repéré des opportunités et choisit en conscience de les rendre réelles à l’instant même de la fin de son rêve.

D’une entropie d’émotions entretenue par le surinvestissement du mental, nous sommes invités à une néguentropie, une liberté de choix de vie. Cet « effondrement » de possibilités est proposé dans l’invisible du psycho analyste et l’énergie nécessaire à la créativité s’en trouve libérée.

La rêveuse, le rêveur, « voient » mais ce n’est pas avec les yeux-organes. C’est avec un sens-perception où tout est là au même instant.

Il n’y a plus qu’à se réveiller !

Nadjejda Tretiakoff

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ChamanAlliance

Rêve Éveillé Libre et Chamanisme sont les instruments qui jouent dans le même orchestre philarmonique quantique.

Dans le REL, le silence permet à l’harmonique de prendre son envol.

Dans le voyage chamanique, le son binaural du tambour met en résonance la conscience et l’ur-causalité. La vibration devient thérapeutique. Le son devient soin et réharmonise les hémisphères cérébraux. Étonnamment, le son du tambour apporte calme et sérénité aux anxieux et aux stressés… « les deux hémisphères fonctionnent à la même fréquence et en harmonie ». Cette synchronisation s’opère en réponse à l’intention posée par la personne chamanisée. Le chamane ou le praticien en REL naviguent sur cette énergie et ne proposent pas d’induction.

Michael Harner (anthropologue spécialiste du chamanisme et fondateur de la Fondation for Shamanic Studies) a observé une fréquence émise par le son répétitif du tambour entre 3 et 6 Hz.  « Cette pratique du tambour produit des échanges d’ondes lentes, fortes et cohérentes qui se synchronisent avec le lobe frontal du cerveau, siège de la communication non-verbale et des expériences visionnaires. Cette stimulation favorise la sensibilité hypnotique et augmente la relaxation…Ces ondes Thêta nous permettent une expérience de méditation profonde tout en restant le gardien de notre inspiration créative…Dans les études sur le chamanisme, les ondes Thêta sont assimilées aux expériences extracorporelles ».

« Comme l’esprit du chamane, celui du scientifique peut voyager loin dans l’espace, il peut regarder les choses depuis le ciel et observer la Terre, le système solaire, notre galaxie et même l’univers entier comme depuis l’extérieur. Il peut voyager dans l’autre sens et aborder les rivages de l’infiniment petit, zoomant jusqu’à l’intérieur des plus petits recoins de la matière ». (Rupert Sheldrake)

ChamanAlliance a fait de moi une psychochamane.

Dans le prochain article, je partagerai les apports d’une pratique régulière pour « traquer » les certitudes limitantes et pour voyager dans « le Nagual ».

Nadjejda Tretiakoff

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