La transmission : l’art du Psy

Depuis plusieurs mois, un mot circule…le mot « transmission ».

Avec curiosité, je l’ai suivi !

Je suis allée le chercher dans ses origines…Transmettre : du latin transmittere envoyer de l’autre côté, faire passer au-delà puis c’est devenu céder un droit, un bien, à quelqu’un, faire passer un bien matériel. Mais aussi un terme de médecine en parlant de la circulation des humeurs. Et récemment, transmission par contagion d’une maladie, d’un agent pathogène d’un individu à un autre.

Étonnamment, en mécanique, la courroie de transmission transmet une consigne, un ordre. Au regard des neurosciences, les neurotransmetteurs sont des composés chimiques libérés par les neurones et agissant sur d’autres neurones.

« Trans » dans la langue française exprime au-delà, par-delà, à travers et marque le passage, le changement.

La mission, quant à elle, était une libération puis une tâche confiée à une personne avec ou sans idée de déplacement mais aussi une mission religieuse comme l’évangélisation.

Où vais-je avec toutes ces informations ?

Dans ce merveilleux film de Tatsushi Omori « Dans un jardin qu’on dirait éternel », la transmission de La Cérémonie du Thé est une transmission de l’Art de la Vie.

Transmettre, pour le psy, est un art bien difficile qui suppose l’effacement de soi-même, un don…pourtant, parfois, celui qui transmet l’oublie et préfère choisir un auditoire tout acquis. À ce moment, selon un principe bien connu en psychologie ; la projection, notre disponibilité naturelle à l’autre n’est plus une quête de partage mais seulement un moyen de nous venger de l’adversité et d’obtenir ce qui nous a manqué.

Donner est une expression forte et inconsciente du conflit entre la pulsion de vie et la pulsion de mort. C’est aussi l’illustration d’un mécanisme de défense contre des ennemis invisibles, familiers et opportunistes logés à grand renfort d’énergie, à l’intérieur de notre monde intérieur secret parfois même, obscur. Et tout cela en faisant l’économie de la remise en cause personnelle, seul accès authentique à ce besoin primal à l’intérieur de nous : le besoin essentiel d’être.

Car avoir quelque chose à transmettre est la preuve qu’ « être » a existé  et non se perdre dans une représentation idéalement choisie empruntant la frêle passerelle entre le passé et l’avenir qui permettrait d’échapper à ses angoisses.

Celui qui transmet est parfois un Narcisse des temps modernes : il est amoureux d’un Autre qui n’est que le reflet de sa propre image, une forme d’auto érotisme de l’Idéal de soi. Eros est rarement absent de nos pensées et de nos intentions.

Le don implique une identité partielle avec le choix sur lequel il porte. L’inconscient est projeté dans ce choix, soumis à des forces et à des influences imperceptibles et pourtant bien réelles. Quelle partie de nous fait ces choix ? La partie infantile primitive à la recherche du temps perdu passé auprès du sein de la mère ? La partie qui voudrait s’autonomiser de cette période de fusion et proclamer au monde entier son indépendance ? L’individuation enfin gagnée ?

Dans nos choix de don, quels qu’ils soient, la profondeur de l’inconscient n’a pas de limite. Elle nous offre la possibilité de reconnaître la part de nous qui est projetée dans ce choix afin de pouvoir l’intégrer avant d’espérer pouvoir se servir de ceux à qui l’on donne comme révélateurs de notre générosité.

Car c’est là que se situe la magie du don : il est symbolique. Ainsi, il exprime une partie visible mais surtout il s’adresse à l’infini, à l’invisible.

Je pense à cette maxime de Nietzsche, ” Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde en toi ” et il me semble que ” Quand tu regardes ta façon de transmettre, ta façon de transmettre regarde en toi “.

Ce qui se partage est immatériel avant tout. Ce que nous transmettons dans nos lieux privilégiés d’accueil de l’Autre, c’est la Conscience d’être soi-même. Nous sommes des passeurs de Vie. Nous n’attendons pas de reconnaissance pour ce qui se passe dans l’invisible. Nous donnons de tout notre cœur et la suite ne nous appartient pas !

Nadjejda Tretiakoff

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La couleur de l’âme serait-elle le bleu ?

L’Intelligence Artificielle nous promet des jours heureux où nous n’aurons plus de soucis qui ne soient réglés « sans notre intervention ». Un « go fast » permanent où tout se décide à l’insu de notre plein gré mais avec notre pleine coopération…s’impose à coup d’applications toujours plus intrusives.

Dans Intelligence Artificielle, il y a « artifice » : l’art de tromper, moyen habile et plus ou moins trompeur, une ingéniosité opposée au naturel…L’IA voudrait faire de nous des machines augmentées assujetties à des référents extérieurs connectés à notre bonne santé, nos aptitudes physiques et psychiques, nos élans amoureux, nos désirs d’enfants, nos rêves…pour notre bien !

Pour nous adapter construisons-nous des avatars, en sanskrit « incarnation d’un dieu sur Terre ». Oublions que nous sommes tous handicapés de quelque chose…principalement des handicapés de l’amour…pour nous illusionner dans une perfection inhumaine !

Que vont devenir l’intuition, l’instinct, l’âme dans cet avenir transhumaniste ? Avons-nous, à ce point, perdu l’essentiel de nous-mêmes ? Et tout ceci aboutirait à renier notre capacité en notre pouvoir de transformation personnelle…

Ce pouvoir est là, disponible et n’attend que nous…il ne se vivra pas sans nous ! Ce pouvoir c’est l’Intelligence de Vie !

Plutôt qu’une réalité augmentée, l’Intelligence de Vie propose une Conscience amplifiée de nos ressources intérieures.

L’Approche Quantique du Rêve Éveillé Libre est un espace de rencontre avec soi-même, en relation avec l’Autre, avec un environnement naturel. Les symboles nous emmènent à la découverte de l’Être singulier que chacun d’entre nous est. Cet espace est sans limite à l’intérieur de nous et nous invite à nous émerveiller de nos potentiels. Des champs quantiques informationnels nous relient à notre unité. Tout est possible dans une cohérence humaine !

Est-ce pour cette raison que le peuple des Na’vi sur la planète Pandora, a la peau bleue ?

Les Na‘vi ont conservé cet accord avec eux-mêmes si précieux…leur âme !

Nadjejda Tretiakoff.

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La Conscience du futur

Si un poussin peut influencer la trajectoire d’un petit robot programmé pour effectuer des parcours aléatoires, que pourrait réaliser un être humain décidé à expérimenter les possibilités de sa Conscience ?

Créer un avenir avec un libre arbitre de Cohérence ? d’ Harmonie ? de Vivance ? de Reliance ? de Merveilleux ?

Le futur peut être modifié sous l’influence de notre Conscience individuelle et/ou collective.

Et si cet être humain devenait un collectif de Conscience…

Voici l’apport de la science quantique : nous pouvons passer du possible au réalisable à partir de notre Conscience et de la responsabilité de nos pensées. Les pensées qui viennent du cœur sont magnifiquement branchées sur un futur qui n’attend que nous…peu importe le chemin.

L’Approche Quantique du Rêve Éveillé Libre nous relie à nos potentiels insoupçonnés qui existent déjà.

Nadjejda Tretiakoff

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Les Ombres noires

Des formes sombres planaient au-dessus des chamanes. Elles découpaient le ciel d’un vol léger, silencieuses, majestueuses dans leur envergure de quatre mètres. Les Toltèques donnèrent à ces êtres inorganiques, le nom d’Ombres noires.

Les Ombres noires semblaient maîtriser la navigation aérienne, affranchies des lois de la physique. Combien étaient-elles ? Comment communiquer avec elles ? Étaient-elles amicales ou dangereuses ?

Cette découverte était devenue l’unique sujet de préoccupation des chamanes. La population, indifférente, vaquait à ses affaires. Certaines Ombres noires restaient suspendues dans les airs, en vol stationnaire, puis plongeaient soudainement pour atterrir lourdement et maladroitement sur le sol, déclenchant des fous rires. Pourtant, les chamanes avaient l’intuition d’un grand péril. Dans un ciel bleu jusqu’alors tranquille, les Ombres noires se précipitaient de plus en plus nombreuses, dans une danse macabre. Les Toltèques commençaient à redouter la suite des évènements. Bientôt, les Ombres noires fondant littéralement sur les gens, les étreignaient, sans qu’aucun d’eux ne remarquât leur présence. Les chamanes voyaient que l’émanation colorée qui flottait autour du corps de la personne victime devenait plus incandescente, puis soudainement plus terne. À la faveur d’une transe, un chamane eu une vision : « les Ombres noires nous aiment comme nous aimons nos animaux de ferme ! » . « Nous ne sommes qu’une source de subsistance, du bétail pressuré pour en extraire le fluide vital et le dévorer » . « Les Ombres noires ne sont que les éclaireurs d’une force incommensurable; un Prédateur ».

La certitude de son infortune était brusquement apparue à la population. L’être humain, lorsqu’il est énervé, stressé, anxieux, ou soumis à de fortes tensions, devient terriblement vulnérable. Il attire les Ombres noires qui semblent invincibles, comme un miroir aux alouettes. Les chamanes comprirent que la source de la vulnérabilité résidait dans le système de croyances, lequel non seulement infecte l’esprit, mais entretient la maladie, enracinant l’implant profondément. Leurs croyances étaient la source de leur stress, lequel attirait inéluctablement les Ombres noires.

Pour se libérer de la domination du Prédateur, les Toltèques commencèrent un travail de récapitulation. Ainsi, en passant en revue leurs croyances, ils pouvaient échanger celles qu’ils estimaient fausses ou trompeuses, imposées, à leur insu, depuis leur naissance par le Prédateur. Le plan était simple : se débarrasser des croyances néfastes qui nourrissent le Prédateur tout en favorisant celles qui donnent suffisamment de pouvoir pour déraciner l’implant.

Les Toltèques aperçurent dans leur ciel sombre, une lueur d’espoir. Le Prédateur avait une faiblesse : la peur de manquer de nourriture. Les Toltèques n’avaient pas le pouvoir de tuer le Prédateur mais ils pouvaient lui échapper en ayant de la discipline.

La décision fut prise de changer radicalement d’attitude pour rendre leur conscience, lumineuse. Le temps était venu de rallumer le flambeau de la vie. Les chamanes avaient compris que l’influence grandissante du Prédateur incitait les êtres humains à refouler la bonté qui les animait naturellement. Le comportement individualiste et égocentrique des gens attirait les Ombres noires. L’amabilité cédait la place au mépris. Pour se rassurer, les Toltèques avaient tissé autour d’eux un épais brouillard si dense qu’ils ne voyaient plus les autres. Ce bouclier émotionnel qui les isolait du monde, leur donnait l’illusion d’être protégés mais, ironiquement, ne les protégeaient pas des Ombres noires.

Les chamanes partagèrent leur Connaissance…et dispensèrent leurs soins…

Légende initiatique Toltèque racontée par Carlos Castaneda

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L’observateur est créateur

Une des lois de la science quantique est que l’observateur crée ce qu’il observe et devient ainsi, créateur.

Le champ quantique et l’inconscient empruntent les mêmes lois : il y a ce qui s’observe, le visible et ce qui échappe par nature à l’observation ; l’invisible.

Dans le Rêve Éveillé Libre, le quantum, particule indivisible, illustre merveilleusement la polarité entre ce qui va être porté à la conscience (visible) et la spontanéité de l’énergie générée par le symbole (invisible).

Le symbole se fait alors multitude de possibilités pour cheminer vers l’individuation.

Je rappelle que le quantum s’organise de lui-même de façon vibratoire, aléatoire et reste indissociable. Il dispose de son propre libre-arbitre. Une partie de lui est manifestée par l’observation en même temps que l’autre partie de lui poursuit son chemin.

Voici la fameuse holomatière : une partie due à notre vécu, notre légende transgénérationnelle ; ou exo-causal, et une partie libre de créer ; l’endo-causal. Le tout relié à l’ur-causalité ; un illimité qui s’auto-décide.

Où est AQ-REL® dans tout ça ?

L’intention du patient conscientisée et exprimée par lui (exo-causal) influence le psycho analyste et oriente l’endo-causal de ce dernier dans une recherche d’in-form-ations adaptées au patient : c’est un transfert qui s’opère à l’insu des deux parties.

L’intention du patient émane d’une conscience de vie et peut s’exprimer dans le rêve par des cercles concentriques. Elle s’est enrichie d’une mémoire du passé et d’un présent émotionnel. Parfois cet exo-causal a pris tellement de place qu’il est devenu sur-exo et enferme dans la souffrance. Toute l’énergie de vie est alors utilisée à nourrir les obsessions, les blessures, les phobies , les angoisses, les pathologies…Le symbole « les cercles concentriques » appelle une guérison, une liberté de création présentent dans l’endo-causal de l’accompagnant .

Et aussi le symbole « l’autre monde » : au-delà du seuil se tiennent les valeurs qui s’opposent à celles que la conscience avait admise…vers davantage de naturel…Devant l’autre monde, l’être se sent tout à coup porté vers un devenir aux horizons illimités, dans un espace où chaque valeur s’enrichit de son contraire et réciproquement » (Georges Romey).

L’accompagnant s’offre en « relai » de vivance ; potentiel de créativité et de reliance ; espace collectif où nous sommes tous reliés, pour une réactualisation d’être au mieux et plus si besoin. Faire l’expérience AQ-REL® c’est augmenter le dialogue corps-esprit-âme. Le patient se présente coincé dans son exo-causal. Le psycho analyste propose son potentiel endo-causal créateur, quanta messagers thérapeutiques.

La conscience s’amplifie de potentiels, multiplie les synapses dans le cerveau et de nouvelles connexions sont disponibles pour adapter ce que je suis à ce que j’agis.

Le voyage se déroule dans un vide où le conscient ne s’aventure pas. Le champ libre, l’inconscient saupoudre des symboles en un scénario époustouflant dans lequel un référent de guérison s’offre à être vu : l’ur-causalité. L’observateur, dans son rêve, a repéré des opportunités et choisit en conscience de les rendre réelles à l’instant même de la fin de son rêve.

D’une entropie d’émotions entretenue par le surinvestissement du mental, nous sommes invités à une néguentropie, une liberté de choix de vie. Cet « effondrement » de possibilités est proposé dans l’invisible du psycho analyste et l’énergie nécessaire à la créativité s’en trouve libérée.

La rêveuse, le rêveur, « voient » mais ce n’est pas avec les yeux-organes. C’est avec un sens-perception où tout est là au même instant.

Il n’y a plus qu’à se réveiller !

Nadjejda Tretiakoff

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ChamanAlliance

Rêve Éveillé Libre et Chamanisme sont les instruments qui jouent dans le même orchestre philarmonique quantique.

Dans le REL, le silence permet à l’harmonique de prendre son envol.

Dans le voyage chamanique, le son binaural du tambour met en résonance la conscience et l’ur-causalité. La vibration devient thérapeutique. Le son devient soin et réharmonise les hémisphères cérébraux. Étonnamment, le son du tambour apporte calme et sérénité aux anxieux et aux stressés… « les deux hémisphères fonctionnent à la même fréquence et en harmonie ». Cette synchronisation s’opère en réponse à l’intention posée par la personne chamanisée. Le chamane ou le praticien en REL naviguent sur cette énergie et ne proposent pas d’induction.

Michael Harner (anthropologue spécialiste du chamanisme et fondateur de la Fondation for Shamanic Studies) a observé une fréquence émise par le son répétitif du tambour entre 3 et 6 Hz.  « Cette pratique du tambour produit des échanges d’ondes lentes, fortes et cohérentes qui se synchronisent avec le lobe frontal du cerveau, siège de la communication non-verbale et des expériences visionnaires. Cette stimulation favorise la sensibilité hypnotique et augmente la relaxation…Ces ondes Thêta nous permettent une expérience de méditation profonde tout en restant le gardien de notre inspiration créative…Dans les études sur le chamanisme, les ondes Thêta sont assimilées aux expériences extracorporelles ».

« Comme l’esprit du chamane, celui du scientifique peut voyager loin dans l’espace, il peut regarder les choses depuis le ciel et observer la Terre, le système solaire, notre galaxie et même l’univers entier comme depuis l’extérieur. Il peut voyager dans l’autre sens et aborder les rivages de l’infiniment petit, zoomant jusqu’à l’intérieur des plus petits recoins de la matière ». (Rupert Sheldrake)

ChamanAlliance a fait de moi une psychochamane.

Dans le prochain article, je partagerai les apports d’une pratique régulière pour « traquer » les certitudes limitantes et pour voyager dans « le Nagual ».

Nadjejda Tretiakoff

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